Prêt pour une visite pédagogique de nos ruchers ?

par Albert Torrecilla

Les visites au rucher sont régulières en cette période printanière où les abeilles ont des ressources mellifères « à se mettre sous la dent ».

QUE RECHERCHENT LES ABEILLES LORSQUELLES PARTENT BUTINER ?

Elles récupèrent du nectar et du pollen, sources de nourriture pour les larves.
Le nectar apportera l’énergie au travers du miel qui sera fabriqué et le pollen apportera les protéines indispensables à la croissance des larves et à l’alimentation générale des abeilles.
La seule qui bénéficie d’un traitement de faveur est la REINE qui elle sera nourrie toute sa vie de gelée royale (fabriquée par les ouvrières).
Ne pas oublier l’eau qui est un constituant important de toute nourriture.
CQFD : toujours installer de l’eau au niveau d’un rucher pour que les abeilles puissent boire.
Nous sommes tout de même en zone relativement froide et nos abeilles ne sortent qu’à partir de mi-mars environ, et jusqu’à fin septembre.

TOUTES LES PLANTES MELLIFÈRES ONT-ELLES LEME INTÉRÊT ?

Les plantes mellifères sont ainsi appelées car elles ont un intérêt pour les abeilles, mais pas toujours le même. Certaines plantes sont riches en nectar et en pollen, (ex. le colza), d’autres plantes peuvent être pauvres en nectar mais riches en pollen (ex : le noisetier). Donc ce n’est pas parce qu’une plante ou un arbre n’a pas de jolies fleurs attractives qu’il n’est pas intéressant pour l’abeille.

QUE VONT-ELLES TROUVER AUTOUR DU LYCÉE ?


Dans la zone du lycée que nous pourrions qualifier de semi-urbaine, les abeilles vont trouver principalement autour du rucher, soit dans la cour du lycée, soit dans les jardins des particuliers autour du lycée soit dans les parcs de ville et bordure de route :

  • En ​Mars : Aulne, Bouleaux, Buis, Érables, Noisetier, Laurier sauce, Peuplier, Saules
  • ​En Avril : Prunier, Pissenlit, Coquelicot, Thym, Romarin, Troène,Pommier, Poirier, Merisier
  • ​En Mai : Bleuets, Bourrache, Acacias, Primevères,
  • En Juin : Tilleul, Ronces, châtaignier, Trèfle rampant, Framboisiers

A tout cela viennent s’ajouter toutes les fleurs d’agrément qui peuvent orner jardins et parcs, mais aussi les fleurs sauvages de nos fossés, d’où l’intérêt des « fauches tardives » de plus en plus pris en considération par les mairies.

Comme vous le savez, je l’avais déjà annoncé, une des ruches a eu des soucis et ne donnera probablement pas de miel, elle se requinque doucement après que nous l’ayons pris en charge.
la deuxième ruche sera assez généreuse, les hausses se remplissent correctement.
​Il est probable qu’une extraction ait lieu d’ici fin juin. Nous vous tiendrons au courant.
Lors de notre dernière visite lundi 15 juin. nous avons embarqué dans l’aventure quelques élèves de TBR3 , une intervention a eu lieu dans la classe de M. Barou, avec un petit exposé de 20 minutes pour expliquer les enjeux de l’apiculture et le fonctionnement d’une colonie. Ensuite avec quelques élèves, nous sommes passés au rucher. C’était pour la plupart une première et Clémence a vaincu sa peur comme vous pourrez le constater sur la photo.

Mehdi Menhoudj, notre collègue, est de plus en plus intéressé par cette activité et m’accompagne régulièrement.
​Les élèves présents au rucher étaient : Clémence, Melvin, Maxime, Arthur

APICALEMENTTRE